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Raymond Asselineau
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Biographie


Raymond Asselineau

1914–1973



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Raymond Asselineau

Il est né à Dijon le 2 Février 1914. Aprés l'école primaire‚ à 14 ans‚ il entre au Bien Public. De 1927 à 1934‚ il effectue ses études la peinture à l'Ecole Nationale des Beaux–Arts de Dijon en section peinture pendant cinq années dans l'atelier Collin. Parallèlement‚ il travaille à mi–temps à l'imprimerie du Bien Public de Dijon. A l'issue de ses études‚ il suit des stages à Paris‚ à «L'Illustration» et à «L'Intransigeant»‚ deux grands titres de la presse d'alors. Brillant élève‚ il collectionne les prix. En 1933‚ à 19 ans‚ il expose au salon des Indépendants‚ une peinture à l'huile de grand format intitulée «Bord du canal à Dijon».


Revenu à Dijon‚ il reste employé au Journal «Le Bien Public» comme photo–graveur et reporter–photographe‚ jusqu'à la déclaration de guerre en 1939. En 1940‚ il crée un atelier de dessin lithographie. Ses activités l'éloignent de la peinture.


Suivent des années difficiles. Son atelier de dessin lithographique étendra ses activités au dessin publicitaire‚ la guerre finie‚ et deviendra un studio de création publicitaire réputé (affiche exposée en 2010 au Musée de la Vie Bourguignonne) et il poursuit ses activités avec ses nombreuses obligations militaires dans l'Armée de l'Air‚ dans laquelle il dirigeait une section de photographie aérienne.


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Le canal 1933

En 1949‚ il est sollicité pour créer une section Lettres et Arts Graphiques et il est nommé chargé de cours à l'Ecole Nationale des Beaux–Arts de Dijon et il deviendra titulaire de la chaire de publicité dans le cadre de l'enseignement supérieur de l'école.

    Respecté par ses élèves‚ reconnus pour son talent et son sens pédagogique par sa hiérarchie‚ il sera promu en fin de carrière dans l'ordre des Palmes Académiques. Il conservera son poste jusqu'à sa mort.


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Plougastel 1963

Il recommence à peindre en 1962. (onze ans avant sa mort) Il utilise immédiatement la gouache. Il voyage avec d'autres peintres à Fos–sur–Mer en 1968 et‚ sous le ciel azuréen‚ toute sa poésie et sa sensibilité éclatent dans ses œuvres. En 1969‚ il repart dans le Midi‚ mais à Collioure‚ puis à Menton et à Monte–Carlo. Au cours de cette anné a lieu sa première exposition à la Galerie Vauban. Salué par la critique et encouragé par le public‚ il peint abondamment. En compagnie de son ami‚ le peintre André Patte‚ il travaille soit dans la propriété de ce dernier «Le Colombier» à Flavignerot‚ soit dans les Hautes–Côtes dont il affectionne tout particulièrement la beauté.


La frénésie de peindre ce qu'il voit‚ lui fait utiliser les matériaux les plus divers qu'il a sous la main : cartons‚ bois‚ contreplaqués‚ bristols dont il utilise souvent la couleur ou la matière comme teinte de fond. Il choisit la gouache pour son séchage rapide‚ qu'il travaille en pâte‚ principalement au couteau. Peignant sur le motif‚ la gouache lui permet de fixer avec justesse l'émotion immédiate qu'il ressent et qu'il peaufine ensuite en atelier.


Il est influencé par les lithographes affichistes : compartimentage des surfaces‚ simplification des formes…et des couleurs‚ le tout construit sur un dessin strict permettant toutes libertés ultérieures…‚ par les impressionnistes‚ privilégiant l'atmosphère et l'émotion primaire au sujet qui sert de support‚ par les pointillistes pour la recherche visuelle chromatique créée par un maillage de petites touches juxtaposées et enfin par les estampes des maîtres japonais empreintes de force et de légèreté‚ et qui sont réalisées avec une grande simplicité de moyens.


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La voile rouge 1968

Nourri de tout cela au fil de ses œuvres‚ il se façonne un style personnel et unique. La presse le présente souvent comme un poète et comme le dira Henri Vincenot en présentant une de ses exposition à la Galerie Vauban : « …C'est un poète …  Il n'est que de regarder ses œuvres et alors il nous restitue‚ sans phrase‚ le parfum de l'heure et de l'endroit‚ avec des moyens techniques les plus humbles‚ les plus discrets‚ les plus purs qui soient.» On retiendra spécialement ses gouaches et ses aquarelles‚ peinture lumineuse et chatoyante comme l'a écrit un chroniqueur‚ «la technique d'un Seurat‚ le charme d'un Sisley»


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Friches à Flavignerot 1969

Il rencontre de nombreux artistes avec qui il se lie et peint : André Patte au Colombier à Flavignerot‚ Louis Goiffon‚ René Paillot‚ Henri Vincenot‚ Guy Chambret (un de ses élèves) et beaucoup d'autres. Seul ou accompagné par ces artistes‚ il peint à Collioure‚ à Fos sur Mer‚ dans les Hautes Côtes‚ en Ardèche‚ sur la Côte d'Azur … Il expose en groupe : au Cellier de Clairvaux avec le Cercle d'Art‚ au Musée des Beaux–Arts avec le Groupe des Sept (Groupe de Professeurs à l'ENSBA)‚ dans l'Arrière–Côte avec les Amis de Vergy‚ à Cheuge … Ou seul : à la Galerie Vauban en 1969 (sa première exposition) et 71… avec Les Amis de Vergy…

    Enfin‚ et pour l'anecdote‚ il réalise en 1970 une grande «fresque» (133 x 227 cm)‚ un paysage de vignoble‚ qui sert‚ au côté de celles d'A. Patte et de M.J. Buisson‚ de décor au café Petit à Corcelles les Monts (5 km de Dijon).


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Neige à Talant 1971

Il est à noter sa présence au Musée des Beaux–Arts de Dijon avec une peinture intitulée  «Le Lac Kir».

    Il meurt prématurément en novembre 1973 à 59 ans.

    Une rétrospective de ses œuvres a été présentée par l'Association des Amis de Vergy‚ par J.F. Bazin.

    En 2001‚ un hommage lui est rendu au Salon International des Artistes à Fontaine–les–Dijon où il est l'invité d'honneur.

    En Novembre 2011‚ le salon «Confrontation» à l'Hôtel de Vogüé‚ organisé par l'Association des Amis de Jean Renaut permit à un public plus large de renouer avec cet artiste quelque peu oublié.


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Le bouquet au fauteuil 1973



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